Dans cette affection maligne de la moelle osseuse, les cellules plasmatiques – les globules blancs qui synthétisent les anticorps nous protégeant des infections – se multiplient de manière anarchique. Explications du professeur Michel Delforge de l'UZ Leuven.

 

Symptômes

  • Le MM est connu pour ses nombreux symptômes graves.
  • La majorité des patients souffre d'une douleur osseuse et est exposée à un risque de fracture accru.
  • D'autres symptômes possibles consistent en anémie, fatigue, risque accru d'infections, problèmes rénaux et taux de calcium dans le sang trop élevé.

 

Traitement

  • Pour la plupart des patients, une guérison définitive n'est toujours pas possible.
  • C'est pourquoi nous nous concentrons surtout pour le moment sur le ralentissement et la stabilisation de la maladie.
  • La plupart des patients peuvent survivre pendant de nombreuses années grâce aux progrès thérapeutiques et diagnostiques.

 

Défis

  • Le MM est une maladie des cellules plasmatiques, qui produisent des anticorps (protéines) contre les infections.
  • Un anticorps intact complet se compose de deux chaînes lourdes et de deux chaînes légères. Il peut toutefois arriver que les cellules plasmatiques ne synthétisent plus que des chaînes légères.
  • Les anticorps complets sont faciles à détecter dans le sang, mais les chaînes légères sont en revanche tellement petites qu'elles sont éliminées très rapidement via les reins et étaient donc très difficiles à doser dans le sang par le passé.
  • Les chaînes légères que nous retrouvions finalement dans l'urine ne représentaient qu'une fraction de ce qui est effectivement synthétisé, parce que les reins en bonne santé en traitent déjà la majeure partie.

 

Progrès du diagnostic

  • Depuis quelques années, nous disposons d'un test qui nous permet de doser les chaînes légères dans le sang également.
  • Ce test peut remplacer en grande partie l'analyse d'urine peu pratique, surtout dans le suivi de la maladie.
  • En outre, il s'agit d'un test très sensible. Il existe un petit groupe de patients dont les cellules plasmatiques synthétisent très peu de protéines. Chez eux également, nous pouvons utiliser la fraction des chaînes légères comme marqueur de l'évolution de la maladie.
  • La détermination des chaînes légères dans le sang nous permet en outre d'établir avec précision si la maladie est stabilisée.
  • Dans la maladie apparentée, l'amyloïdose, nous pouvons ainsi utiliser les chaînes légères libres pour suivre la maladie.
  • Enfin, cela permet également d'établir, dès le préstade du MM, les risques que le patient contracte le MM à terme.