Un nouvel accélérateur linéaire, appareil de radiothérapie de dernière génération, a été mis en place à l’hôpital de Jolimont (La Louvière). La Belgique compte trois appareils de ce type. « Cette plate-forme de radio-chirurgie et de radiothérapie guidée par imagerie permet une prise en charge thérapeutique plus rapide et plus fiable grâce à des contrôles radiologiques, précise le Dr Carine Mitine, chef du service de radiothérapie oncologique - Centres Hospitaliers Jolimont ASBL. Le patient peut être traité en une minute au lieu de quinze. Cette technologie limite au maximum le risque d’effets secondaires. Cet accélérateur est doté d’un scanner qui donne la position exacte de la zone à traiter. Moins de marges de sécurité sont à prendre, les effets secondaires sont moins nombreux, les doses peuvent être augmentées améliorant de ce fait l’efficacité du traitement. Cet appareil est surtout dédié aux cancers de la prostate, du rectum, de la tête et du cou et surtout aux nouvelles techniques de pointe de stéréotaxie (cerveau, poumon, foie et spinale), qui consiste à délivrer une importante dose en une seule séance sur un petit volume. La tumeur sera ainsi détruite de manière non invasive. »

Chirurgie en 3D
Autre innovation médicale, une colonne de laparoscopie en 3D a été installée à l’hôpital de Nivelles (Centres Hospitaliers Jolimont asbl). Elle est utilisée dans la chirurgie de l’obésité et du cancer du rectum, notamment. Il s’agit du premier appareil de ce type en Belgique, l’Europe en comptant 100 et la France, 3. « Par rapport à la chirurgie laparoscopique conventionnelle en deux plans, le chirurgien voit les organes en trois dimensions, comme en relief, souligne le Dr Salvatore Lo Bue, chef du service de chirurgie digestive des hôpitaux de Tubize et de Nivelles. Cette excellente vision permet de pousser plus loin les laparoscopies. On voit mieux, on est donc plus performant. Cette technique permet d’aller plus loin que la 2D, augmente les performances, dont celle de l’équipe qui entoure le chirurgien, et diminue les erreurs de préhension. Le temps opératoire est également diminué et donc l’anesthésie également ce qui est bénéfique pour la récupération du patient. »