« Cette technologie de pointe permet la réalisation d’une chirurgie dite “minimale invasive”, commence la Dre Valérie Lacroix, chirurgienne thoracique aux cliniques Saint-Luc. Elle existe depuis une dizaine d’années, mais depuis cinq ans, le robot est équipé de quatre bras articulés. Nous l’avons implémenté il y a seize mois. Grâce à ce robot, il est possible d’opérer avec un bras tenant la caméra et trois bras qui travaillent. Cette innovation technologique permet une très bonne visibilité. Le robot reproduit les gestes fins et précis du chirurgien travaillant sur une console proche du patient. Il lui procure une vision de la cavité thoracique en haute définition et en trois dimensions, ce qui fait la spécificité de la chirurgie robotique. Elle permet également d’améliorer la vision et rend l’opération plus facile pour le chirurgien. Cette chirurgie s’apparente à la chirurgie thoracoscopique conventionnelle. C’est le même principe, mais avec une meilleure visibilité et des gestes plus précis grâce à des instruments opératoires articulés. »

Plus confortable pour le chirurgien et le patient
Pour quelles pathologies ce robot est-il utilisé et quels sont ses avantages ? « Dans la pratique courante, la chirurgie thoracique concerne les cancers pulmonaires. Les indications actuelles de cette technique sont les lobectomies pour des tumeurs de stade précoce et les résections de tumeurs médiastinales (le médiastin est le tissu derrière le sternum). Les études comparatives montrent qu’il y a moins de complications postopératoires par voie robotique et moins d’infections. Le drainage thoracique est moindre également. La durée du séjour hospitalier est plus courte. Le patient a moins de douleur puisqu’il n’a pas de thoracotomie, d’ouverture du thorax, comme en chirurgie conventionnelle. Le kiné peut travailler plus vite avec le patient qui récupère plus vite. »

Contact : valerie.lacroix@uclouvain.be