Aujourd’hui, à force de courage et grâce aux bienfaits de l’innovation médicale, cet homme altruiste est devenu champion de triathlon handisport.

Pourquoi vous être lancé dans le sport de haut niveau ?

Luc Huberty - Cela me vient sans doute de ma jeunesse, quand je faisais de la natation à un haut niveau. À 36 ans, j’ai eu un grave accident de voiture en 2001. Résultat : la jambe droite amputée au-dessus du genou, 27 fractures dont 3 de la colonne, 400 points de suture... et 17 opérations par la suite. En 2005, j’ai repris la natation pour me remuscler.

Dès 2005, vous avez participé à des championnats en Belgique et à l’étranger…

L. H. - Par la suite, j’ai même fait le Championnat d’Europe de natation parmi les valides. En 2012, j’ai essayé une lame pour courir et me suis mis à la course et au vélo pour relever un nouveau défi : le triathlon handisport. En 2014, j’ai participé à une coupe du monde de paratriathlon, dont je suis sorti premier en natation.

L’innovation technologique médicale contribue-t-elle à votre succès ?

L. H. - L’évolution biomécanique est importante ; on assiste à l’avènement des prothèses avec chevilles et genoux électroniques. De plus en plus, on se dirige aussi vers de la prothèse robotisée : un moteur vous aide à reproduire votre marche, jusqu’à franchir des obstacles en soulevant carrément votre corps.

Quel est votre rêve le plus cher actuellement ?

L. H. - Aujourd’hui, tout va bien pour moi et je veux partager mon bonheur. D’où le lancement, l’an dernier, de mon ASBL « Leg’s Go ». Objectif : offrir des prothèses de course à des personnes amputées pour qu’elles restent en forme.