Thibault Helleputte, CEO de DNAlytics

Ainsi, la médecine va davantage mettre l’accent sur de nouvelles méthodes de prévention, de diagnostic, de pronostic et de recommandation de traitement, que sur de nouveaux traitements.

Y a-t-il un lien entre médecine de précision et « Big Data » ?

Les bases de données généralement disponibles pour développer ces nouveaux outils de médecine personnalisée ne comportent qu’un très petit nombre d’observations. Ces observations - souvent des patients - sont limitées parce que la recherche clinique est coûteuse et complexe. Mais à l’inverse, la quantité d’informations tirée de chaque patient est colossale : des milliards de variables génétiques, cliniques, d’imagerie...

Dans cette configuration - en fait, l’opposé du « Big Data » -, il est difficile de « découvrir » de nouveaux modèles d’aide à la décision qui soient robustes. Travailler sur ce genre d’approche est l’objet d’entreprises comme DNAlytics. Un accès aux bases de données de l’INAMI, des mutuelles et des hôpitaux pourrait réellement changer la donne. Elles sont jusqu’ici relativement fermées. Les ministres fédéraux en place affichent une volonté claire de changement, notamment pour intégrer mieux les compétences IT dans la santé, pour envisager un accès (contrôlé) à ces données de santé (initiative Digital Health Valley), ou encore pour réformer le remboursement des diagnostics innovants.