On la doit, en grande partie, à la présence d’un grand nombre d’entreprises pharmaceutiques innovantes sur notre territoire. Par ailleurs, notre pays connaît, pour le moment, des procédures d’approbation courtes pour les études cliniques, un avantage que les comités d’éthique et les autorités compétentes mettent un point d’honneur à respecter. Enfin, des chercheurs cliniques hautement qualifiés et des centres de recherche de renom constituent des atouts considérables, qui rendent la Belgique particulièrement attrayante pour y réaliser des études cliniques.

Néanmoins, à partir de juillet 2016, un nouveau règlement européen entrera en vigueur, et entraînera une simplification et une harmonisation des procédures de demande et d’évaluation des études cliniques en Europe.

Dans cette optique, il conviendra de maintenir la position de leader de la Belgique, en unissant toutes les forces (industrie, autorités et centres académiques), de manière à accentuer encore davantage les atouts du pays.

 

Des unités de recherche performantes

La Belgique francophone dispose de deux unités de recherche clinique de phase I, qui correspond au premier stade d’expérimentation de nouvelles molécules : celle de la société ATC, basée au CHU de Liège, et le PCRU de Pfizer Belgium, situé dans la commune bruxelloise d’Anderlecht (plus précisément sur le site d’Erasme). C’est là que des volontaires sains sont appelés à tester, sous étroite surveillance, les nouveaux traitements de demain. Le centre peut, par ailleurs, compter sur une réserve de recrutement impressionnante de plus de 29 000 personnes. Ces dernières ont proposé leur candidature en tant que volontaires essentiellement grâce au bouche-à-oreille, ou par le biais d’annonces publiées dans la presse et sur internet.

Leur expérience en tant que « testeurs » de nouveaux médicaments peut varier entre un jour et plusieurs semaines. Logés et nourris, ceux-ci doivent, toutefois, se soumettre à un cadre assez strict : café, alcool et chocolat sont prohibés ; et les grasses matinées et les longues veillées nocturnes ne figurent pas au programme. Une rigueur parfaitement compréhensible, vu la nature des tests auxquels ils participent. Mais leur lieu de séjour temporaire leur offre de nombreuses distractions : télé, ordinateur, livres, magazines, jeux de société…

 

Des chiffres éloquents

Si les longs séjours peuvent parfois s’avérer plus complexes, d’un point de vue pratique, pour des raisons professionnelles et/ou familiales, de nombreux volontaires y voient divers avantages, selon leur motivation personnelle. Le dédommagement est, évidemment, un argument à prendre en compte, certains admettant volontiers qu’elle vient souvent à point pour faire face à diverses obligations financières. Mais, parallèlement, la possibilité de contribuer à faire avancer la science motive aussi les candidats, d’autant plus que leur participation leur donne droit à plusieurs bilans de santé approfondis par an. Un avantage non négligeable.

 

Au final, les chiffres sont impressionnants et parlent d’eux-mêmes :

 

  • Chaque année, plus de 170 000 patients en Belgique participent à des études cliniques, comme l’indiquait l’Association générale de l’industrie du médicament sur son site pharma.be
  • Ces 6 dernières années, plus de 228 000 patients cancéreux en Belgique ont pris part à une étude clinique.
  • En 2014, on a dénombré plus de 1 500 études cliniques en cours, dont 277 axées spécifiquement sur les enfants.
  • Plus de 400 nouvelles demandes d’études cliniques sont introduites annuellement en Belgique.
  • En 2014, les études cliniques en Belgique étaient principalement axées sur les tests de nouveaux médicaments contre le cancer (21 %), les maladies cardiovasculaires (13 %), les maladies du système nerveux central (8 %) et les affections respiratoires (8 %).