Dans un grand nombre de cas, des médicaments adaptés ou des interventions chirurgicales permettent de soulager les patientes.

Un nouveau traitement permet de bloquer une hormone au niveau du fibrome, ce qui peut entraîner une diminution de sa taille

Le fibrome, également appelé léiomyome utérin, est une tumeur bénigne observée chez près de la moitié des femmes de plus de 40 ans. Certaines victimes ne sont même pas conscientes d’en être porteuses, le fibrome étant asymptomatique : sa présence n’est révélée que si l’on réalise une échographie. Dans certains cas, lorsque le fibrome est de grande taille ou croît rapidement, les patientes peuvent être sujettes à des hémorragies, sous la forme de règles abondantes, ou de douleurs pelviennes. Les causes de l’apparition d’un fibrome ne sont pas connues. Il n’existe pas de médicament ni de manière de vivre permettant d’en éviter la formation.

Pas nécessairement grave

Selon Michelle Nisolle, directrice du service d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital CHR-Citadelle de Liège, il faut dédramatiser : « Très souvent, lorsque l’on dit à une patiente qu’elle a un fibrome, elle imagine aussitôt qu’elle devra subir une opération, peut-être même une hystérectomie (l’ablation de l’utérus), ou ne pourra pas avoir d’enfants. » En réalité, la présence d’un fibrome ne débouche pas d’emblée sur l’infertilité ou sur l’obligation de recourir à la chirurgie.   Une fois connue l’existence du fibrome, on il est possible depeut le suivre à l’échographie pour assurer une surveillance.

La présence d’un fibrome peut amener à un traitement chirurgical, dont le type d’intervention dépend notamment de la localisation du fibrome.

Un nouveau traitement

Jusqu’il y a peu, le traitement médicamenteux du fibrome se limitait à l’usage d’un progestatif à prendre en continu ou d’un analogue de la gonadoréline. S’ils s’avérait étaient efficaces, ils ne pouvaient néanmoins pas agir sur la taille du fibrome.

Il existe aujourd’hui un autre traitement : un modulateur des récepteurs de la progestérone, une hormone synthétisée dans les ovaires et impliquée dans la grossesse. Ce traitement permet de bloquer cette hormone au niveau du fibrome, ce qui peut entraîner une diminution de sa taille. « On a donc non seulement un effet sur les hémorragies, mais également sur le fibrome. On peut espérer que le fibrome diminue de taille, réduisant les symptômes au terme d’un traitement de 3  mois », résume la professeure Nisolle.

En collaboration avec Gedeon Richter Benelux (83752/FR)