Le professeur Alexandra Belayew
chef du service de biologie moléculaire à l’Université de Mons (UMONS)

● « La thérapie antisens est une forme de traitement contre les maladies génétiques, qui consiste à empêcher un gène déviant de produire la protéine nuisible dont il porte la recette. »

 

● « Notre équipe a caractérisé le gène causant la dystrophie facio-scapulo-humérale, une maladie héréditaire de dégénérescence des muscles qui commence au niveau de la face avant de s’étendre aux épaules et aux autres membres. »

 

● « Ce gène produit, chez les patients, une protéine “chef d’orchestre”, qui active de manière aberrante toute une série de gènes normalement au repos dans les muscles. Des petits ARN synthétiques -ou oligonucléotides antisens- ont pu être développés qui, en se liant à l’ARN messager du gène en cause, empêchent ce dernier de produire la protéine toxique. »

 

● « Certaines maladies génétiques étant très rares, le financement des recherches reste un défi. Heureusement, des associations de patients nous apportent une aide indispensable. Ainsi, l’ABMM (Association Belge contre les Maladies neuro-Musculaires) a subsidié trois équipes de chercheurs de l’UMONS, pour explorer de nouvelles pistes de traitement. »

 

● « Parallèlement, ces associations exigent le dépôt d’une demande de brevet si un médicament est trouvé. En effet, un brevet garantira l’exclusivité à l’entreprise qui voudra développer et commercialiser ce médicament. »