Comment se déclenchent les anévrismes ?

Noureddine Frid, CEO - C’est une dilatation qui se produit sur une veine ou une artère. Au lieu d’être maintenu dans l’artère, le sang passe à travers cette dilatation et crée une turbulence. Ceci engendre une surpression sur la paroi de l’artère, voire une rupture d’anévrisme si la pression devient trop importante. La rupture d’anévrisme peut avoir lieu à divers endroits : dans le cerveau, le thoraco-abdominal (qui va du cœur aux reins), l’abdomen (des reins à l’entrée des jambes) ou dans les périphériques (les jambes). Les trois premières peuvent être mortelles, la dernière ne nécessite pas un traitement d’urgence.

 

En quoi consiste le traitement que vous avez développé ?

Matthieu Bocquet, Directeur financier - Il traite absolument tous les types d’anévrisme du corps humain : cérébraux et autres. Le stent que nous avons développé est radicalement différent des autres techniques existantes. Celles-ci isolent l’anévrisme du flux sanguin, tandis que notre stent relamine le flux de sang turbulent dans l’anévrisme. De ce fait, la pression que ce sang exerce sur la paroi des artères est considérablement réduite, et le risque de rupture d’anévrisme l’est également. En raison de sa porosité, notre stent présente l’avantage majeur, par rapport aux autres techniques actuelles, de permettre une irrigation continue des branches perfusant d’autres organes, de faire passer le flux de sang en permanence dans celles-ci.

 

Pourquoi ce stent entraîne-t-il une meilleure irrigation ?

Noureddine Frid - Car il est multicouches : il est en quelque sorte en trois dimensions. Ces différentes couches perméables permettent de réguler le flux sanguin. Le sang se comporte totalement différemment que lorsque vous placez un stent traditionnel, qui est un simple tube imperméable. Avec notre technique, les organes - comme le rein, le foie et même le cerveau - sont ainsi mieux perfusés. Le flux est remonté de 20 à 25 %. Cela a un effet positif sur l’hypertension et la perfusion des organes, tout en réparant l’anévrisme. Il faut savoir, en outre, que lorsqu’on place un produit étranger dans un vaisseau sanguin, il faut que ce produit soit intégré par le corps. Notre procédé le permet, créant, avec le temps, une nouvelle paroi des artères.